Mrs. Doubtfire (1993) - full transcript

Eccentric actor Daniel Hillard is an amusing and caring father. But after a disastrous birthday party for his son, Daniel's wife Miranda draws the line and files a divorce. He can see his three children only once a week which doesn't sit well with him. Daniel also holds a job at a TV studio as a shipping clerk under the recommendation of his liason. But when Miranda puts out an ad for a housekeeper, Daniel takes it upon himself to make a disguise as a Scottish lady named Mrs Doubtfire. And Daniel must also deal with Miranda's new boyfriend Stu Dunemyer.

Enchanté, cher goûter.

Tout bien réfléchi...

Faites le 1 2 !

Police ! Protection civile ! SPA ! Vite !

Meurtre ! Trahison ! Enlèvement !

Non, kidnapping !

Une gousse d'ail, une pincée de perroquet.

Souffre en silence, Maïté.

Excusez-moi, le condamné n'a-t-il
pas droit à un coup de téléphone ?

Pas dans ton cas.

Les goûters ont tout de même des droits.



Mais malgré tout j'ai bon coeur.

Pourquoi pas une dernière cigarette ?

Oh, non je peux pas. Vraiment pas !

Quelle horrible façon de mourir
pour un oiseau ! Un cancer du bec.

Oh non ! Mes poumons sont tout noirs !

C'est reparti.
Coupez, coupez ! Rembobinez.

- à l'aide...
- Qu'est-ce que tu fous ?

C'est pas dans le script.
Pourquoi tu le rajoutes ?

- Je voulais seulement commenter.
- Commenter quoi ?

Faire fumer une clope à Pudgie,
c'est moralement irresponsable.

C'est un dessin animé,
pas une campagne antitabac.

Des millions de gamins vont regarder.
ça signifie "Prends-en une."

On peut pas faire parler Pudgie
si son bec est fermé.

C'est une voix off.
Peut-être même la voix de Dieu.



Pudgie, arrête de fumer.

- Ces acteurs !
- Quoi ? Demande aux techniciens.

Vous pensez que c'est moral
d'encourager la jeunesse à fumer ?

- lls sont pas objectifs. C'est injuste.
- Ce doublage coûte très cher au studio.

Si tu veux ton chèque, colle au script.

Si tu veux jouer les Gandhi,
fais-le pendant ton temps libre.

Alors je sais ce qu'il me reste à faire.

Très drôle. Où vas-tu ?

Si tu t'en vas, tu reviens pas.

Je ne marche plus
dans tes conneries, vieux.

Hé bien, comme disait Porky :

Va te faire foutre, Lou.

- Alors ce devoir d'histoire ?
- M'en parle pas.

- C'était bien l'école ?
- J'ai dessiné un arc-en-ciel.

- Papa ?
- Papa !

Papa !

- Tu as pu venir nous chercher ?
- Je suis sorti plus tôt.

- Tu t'es fait virer ?
- J'ai démissionné. Raisons éthiques.

Ces acteurs !

Eh mec, joyeux anniversaire.
1 2 ans ! J'ai une surprise pour toi.

- Une strip-teaseuse ?
- Oh, allons !

- Deux strip-teaseuses ?
- Eh !

- Une fête ?
- Ouais !

Non. Pas de fête.

Maman a dit pas de fête
à cause de ton bulletin.

On a quatre heures devant nous
avant que maman rentre, non ?

Préparez-vous... pour le grand cirque.

ZOO lTlNéRANT

Elle approche de l'arrivée.
La voilà. Et elle gagne cette course.

Allez hop, on descend. Et voilà.

Tu veux lui donner à manger ?

Et lui, il en veut ?

Désolé.

Allez ouste !

- Gregory, Henderson et Hillard.
- Miranda Hillard, s'il vous plaît.

Je vois ce que vous voulez pour ces
fresques, mais peut-être, moins grandes...

Et les fenêtres, en acier, pas en bois.

Supprimons le tapis d'Orient.
Essayons une tapisserie d'Aubusson.

- Plutôt rose que rouge.
- Bonne idée.

L'Union Square lnn. C'est mieux.

Plus Arts et Métiers. Une lampe Van Erp,
une chaise Stickley. Pas de chintz.

Excusez-moi. Miranda, tu as une seconde ?

- Oui. Excusez-moi.
- Pas de problème.

Juste une seconde.

Je viens d'avoir
un Stuart Dunmeyer au téléphone.

- Stuart Dunmeyer ?
- ll a dit que vous vous connaissiez.

Stuart Dunmeyer ?

ll met des millions dans la restauration
du vieux château à Nob Hill.

- Pour une auberge à 500 $ la nuit.
- Oui, j'ai lu ça.

- ll a vraiment réussi.
- C'est bien lui.

Et il ne veut travailler
qu'avec toi, Miranda.

Ah oui ?

- Tu dois le rappeler demain matin.
- Oui, sans faute.

Mlle Hillard ? Une certaine
Gloria Chaney au standard.

- Elle dit que c'est une urgence.
- Excuse-moi.

Gloria ?

- Oh, mon Dieu !
- Vous habitez ici, madame ?

Malheureusement, oui.

Vous savez que les animaux de
basse-cour sont interdits ici ?

- Même si on est marié avec ?
- Nous répondons aussi à des plaintes.

Je vais y répondre moi-même.
Je suis terriblement désolée.

Tu as mangé mes bégonias ! Mon Dieu !

Pousse-toi de là !

JOYEUX ANNlVERSAlRE CHRlS

Miranda ! Quoi de neuf ?

Tu rentres tôt, chérie.

On fête l'anniversaire à la maison.

Bon sang, qu'est-ce qui se passe ici ?

T'énerve pas, chérie. écoute.

Tu rentres un peu trop tôt.
J'allais tout nettoyer avant ton retour.

Chérie... Qu'est-ce que tu cherches ?

Fais gaffe. Ce poney a beaucoup bu.

La fête est terminée.

Elle t'appelle et tu ruines la fête. Bravo !

Comment oses-tu me mettre
à la place du monstre, Daniel ?

Tu as le beau rôle et moi,
je me paie les restes.

- Tu as choisi le boulot.
- Je n'ai pas eu le choix. Pas le choix !

Si j'essaie de faire un truc sympa,
tu fais dix fois mieux !

Je ramène un gâteau, des cadeaux,
et tu ramènes tout un safari !

- Et c'est moi qui nettoie !
- C'est juste quelques assiettes !

Pourquoi je suis toujours
la seule à faire la loi ?

Pourquoi je suis toujours la méchante ?

Oh non. Tu y arrives très bien toute seule.

- Tu me culpabilises sans arrêt.
- Oh, arrête avec ça.

Tu passes un peu trop de temps
avec ces clones que tu méprisais.

Je passe trop de temps avec toi.
C'est fini !

C'est fini.

Miranda. On a des problèmes,
mais qui n'en a pas ? On peut s'en sortir.

ça fait 14 ans qu'on essaie de s'en sortir.

Allons, quand même. écoute.
On a peut-être besoin d'aide, O.K. ?

Peut-être qu'une thérapie
familiale nous aiderait.

C'est trop tard.

Alors, partons en vacances avec
les enfants, en famille. Loin du boulot.

Tu es si différente
quand tu ne bosses pas. Tu es géniale.

Nos problèmes nous rattraperaient
dès notre retour.

Déménageons. Là où nos problèmes
ne nous rattraperont pas.

Daniel, ne plaisante pas.

D'accord.

On s'est éloigné. On est différent.

- On n'a plus rien en commun.
- Mais bien sûr que si. On s'aime.

Allons, Miranda. On s'aime.

Non ?

Je veux divorcer.

Non.

On ne peut pas. On est une famille, non ?

Je suis désolée.

Oui, maman, il me l'a dit.

Oui, maman. Compris, compris.

- Euh, oui, il est là.
- Non.

Maman, il a pas vraiment envie de parler.

Oui, déprimé.
Quand même, son mariage est foutu.

Mon mariage n'est pas foutu.
Juste en suspens.

Je crois qu'il a du mal à l'admettre.

Non, on prend soin de ton petit
garçon. T'en fais pas, maman.

- Bonjour. Merci pour la confiture.
- Elle dit : "De rien".

Ce fond de teint beige,
quand est-ce qu'on en aura ?

- La semaine prochaine.
- T'as entendu ?

Attends, ne quitte pas.

- ça suffit, là. C'est un homme.
- Qui sait ?

Cochonne.

Non, maman, pas toi.
Je parlais de la chienne.

Maman, écoute.
On est attendu sur le plateau.

C'est une sacrée vie.
Voir des endroits, peindre des visages.

Oui, je lui dirai, maman.

T'inquiète pas. Je lui dis.

Oui. Ne quitte pas.

Elle veut savoir
si tu veux t'installer chez elle.

- Pas question.
- ll dit qu'il va y réfléchir.

O.K. D'accord. Moi aussi, je t'aime.

Au revoir, maman.

Bon, écoute, tu sais que tu peux
rester avec nous autant que tu veux.

Merci, mais ça va, vraiment.
Je sais que c'est temporaire.

Je connais Miranda. ça va s'arranger.

M. et Mme Hillard, ces jugements
accordent en général la garde à la mère,

mais nous sommes conscients
qu'il n'est pas dans l'intérêt d'un enfant

d'être privé d'un père,
de toute évidence aimant.

Cependant, attendu que M. Hillard est
actuellement sans foyer et sans emploi,

il est de notre devoir d'accorder
la garde exclusive à Mme Hillard.

- Félicitations.
- Non.

M. Hillard aura
un droit de visite le samedi.

- On peut rien dire ?
- C'est tout décidé.

On ne dit pas "objection"
ou un truc comme ça d'habitude ?

Votre Honneur, s'il vous plaît.

Le samedi ? ça fait un jour par semaine.

ça ne suffit pas.

ll faut que je voie mes enfants.
Pas de doute. Je dois les voir, monsieur.

Je sais que c'est déjà pas mal,
mais pour moi ça ne suffit pas.

ll ne s'est pas passé deux jours sans
que je les voie depuis qu'ils sont nés.

- Cette décision est temporaire.
- Super.

Un représentant du tribunal
surveillera votre cas.

Ce jugement sera revu dans 90 jours.

- Je vous donne trois mois, M. Hillard.
- Merci.

Trois mois pour trouver un emploi stable
et créer un foyer convenable.

Si cela s'avère possible,

j'envisagerai une garde conjointe
la prochaine fois. La séance est levée.

Hé bien, apparemment
nous avons quand même un espoir.

- Mes affaires sont prêtes.
- Tout est ma faute.

Mon Dieu, non. Pourquoi donc ?

J'aurais pas dû fêter mon anniversaire.

- ça serait jamais arrivé.
- Si, ce serait arrivé.

ça devait arriver de toute façon, d'accord ?

Tu n'as rien fait de mal. Compris ?

O.K., tope là.

C'est toi l'homme de la maison.

Pas de désordre !

- Tu vas pas partir ?
- Chérie, je dois partir.

On n'en est qu'au milieu de
La toile de Charlotte. Qui va le finir ?

Hé bien, c'est Mémé qui le finira.

C'est pas aussi bien. Elle saute
des passages et elle fait pas les voix.

Et elle sent bizarre.

C'est le formol. C'est pour ça
que Mémé est aussi bien conservée.

Allez, viens là.

Ce sera pareil qu'avant.
Le jardin sera juste super grand, O.K. ?

- Je t'aime.
- Je t'aime.

Tu vas me manquer. Le samedi arrive vite.

- Tu vas me manquer.
- Toi aussi.

Oh, papa...

- Occupe-toi bien d'elle.
- Oui.

Salut.

Merci, gardien.

Au revoir, papa.

Pour le compte du tribunal,
j'observerai deux choses.

- Votre environnement de vie...
- C'est plutôt une tanière, en fait.

Et je viendrai chaque lundi
et vendredi soir pour l'inspecter.

Bon, je mettrai un poulet au four.

Et il reste le problème de l'emploi.

ll s'agit de l'agence la plus proche. Je me
suis permise de prendre rendez-vous.

Merci.

Vous avez des aptitudes particulières ?

Oh, oui. J'en ai une.

Je fais des voix.

Qu'entendez-vous par faire des voix ?

Eh ben, je fais des voix.

Ouais !

Une intelligence sur cette planète.
Aïe, erreur !

Heureux d'être en Amérique.
Pas de carte de séjour.

J'ai salement envie de toi.

Le courant passe mal, c'est sûr.
Je suis dans une mauvaise passe.

Boss, laissez-lui une chance.
Elle va finir par se détendre.

Moneypenny. Je veux vous dégrafer
et apprendre à vous connaître.

Je veux faire un marché avec toi !

Nancy et moi recherchons
l'autre moitié de ma tête.

lls le font ! Je suis sur une mine d'or !

Ne m'oblige pas à te gifler, chérie.

Je fais aussi très bien le hot-dog.

M. Hillard, vous vous trouvez drôle ?

Avant, oui.

à une certaine époque
je me trouvais drôle.

Aujourd'hui, vous m'avez
prouvé le contraire. Merci.

écoutez, en gros...

J'ai besoin de voir mes enfants,
je ferais n'importe quoi pour ça.

Dites-moi juste ce que j'ai à faire.

STUDlOS DE TELEVlSlON KTVU

- Excusez-moi. Vous êtes Tony ?
- Oui.

Salut. Je suis Daniel Hillard, l'acteur.

Suivez-moi.

Oh, des films ! Je vais
présenter ces films à l'antenne ?

- Pas exactement.
- Alors je fais quoi ?

Vous prenez ces bandes.
Vous les rangez et les embarquez.

Vous rangez celles-là et les embarquez.
D'autres viendront.

à mettre en boîte, à embarquer.

Des questions ?

Après la mise en boîte... ?

Vous les embarquez.

Bonne chance, M. Je-sais-tout.

Je viens de me faire un ami.

- Miranda.
- Stu !

Salut, Miranda.

- ça fait longtemps.
- Oui.

M. Dunmeyer est passé jeter
un coup d'oeil à tes esquisses.

Suis-moi dans la salle de conférence.

La propriété a été construite en 1 876.

Ces esquisses sont censées refléter
ton désir de la restaurer entièrement.

Tu es plus belle que jamais.

Le vestibule ressemblera à un salon de
musique style Second Empire français.

J'ai pensé à un piano à queue 1 7ème...

J'ai suivi ta carrière
ces deux ou trois dernières années.

Un canapé en velours, une tapisserie
flamande, une table Régence cuivrée...

Je veux qu'on se revoie.
Qu'on se retrouve.

Des pendules.

Des chaises capitonnées et ornées,
des tentures.

On peut se parler ? Dîner, peut-être ?

Stuart, merci. Mais...

Je viens à peine de divorcer.

ça n'a pas marché entre nous.

- Oh, Miranda, je suis désolé.
- Tu n'as pas à l'être.

Si, vraiment. Je veux dire, je ne t'en ai
jamais voulu, ou quoi que ce soit...

J'ai toujours espéré que tu étais heureuse.

Mon Dieu, comme c'est gentil.

J'avais juste un peu peur
que ma venue te fasse renoncer au projet.

Non, non. Bien sûr que non. Je...

Je suis une professionnelle. Je...

Je suis ravie que tu aies pensé à moi
après toutes ces années et tout ça.

Oui, tout ça.

Hé bien, c'est du passé.

Oui.

Je suis en retard.
J'ai une réunion à la banque.

On peut se parler
plus tard dans la semaine ?

- Bien sûr.
- Bon.

ça fait du bien de te revoir...

C'est bon, non ?

Je sais que ça ne ressemble
pas encore à grand-chose, mais...

ça va aller. Vous trouvez ça comment ?

- Bien.
- Pas mal.

Horrible.

Eh, laissez-moi du temps.

Je me suis pas encore adapté
à cette nouvelle vie.

Nous non plus.

Je sais que c'est dur, mon chou.

Tu peux pas dire à maman
que t'es désolé ?

J'aimerais bien.

Tu sais, les problèmes des adultes...

lls sont un peu plus
compliqués que ça, Nattie.

Comment va le dragon ?

- Votre mère.
- ça va.

Oh. C'est bien, ça.

ll faudrait pas qu'elle ait une dysenterie
amibienne ou des hémorroïdes.

C'est quoi une dysenterie ?

Une infection du bide
qui te donne la diarrhée pour toujours.

- La diarrhée pour toujours ?
- Et ton corps sèche, et tu meurs.

- Tu meurs ?
- lnutile d'être aussi imagé.

- Je l'ai lu dans un livre de science nat.
- Pourquoi tu veux que maman meure ?

Oh, chérie, je veux pas que maman meure.

Alors pourquoi tu l'as dit ?

écoute, papa, tu ne fais pas d'efforts.

On n'a l'occasion de venir
qu'une fois par semaine. C'est peu.

Tu as raison. Je suis désolé.
Je vais faire des efforts.

Nattie, je vais penser
à des trucs bien, d'accord ?

- à propos de maman ?
- Je vais essayer. Vraiment.

- Et tu l'appelleras princesse.
- Oh, oui.

Et voilà, je me sens comme un crapaud.

Papa est un crapaud.

- C'est maman.
- Non. Elle est en avance.

Allez, Nattie, on y va.

Non, non ! Allez, asseyez-vous.

Assis !

Vous allez pas vous sauver
dès qu'elle klaxonne.

Allez, c'est mon tour, là.

Vous êtes mes enfants aussi, bordel !

Allez.

Salut.

Oh, Daniel, c'est... charmant.

Merci, Miranda.
J'ai créé une atmosphère à la "réfugié".

"Je fuis mon pays", ce genre de choses.

Mais regardez-moi ça !

Sympa ce thème Danse avec les loups.
Ton nom indien, Près de ses sous ?

- Mes enfants sont prêts ?
- Nos enfants ne sont pas prêts...

..parce que tu es en avance d'une heure
et tu avais une heure de retard.

Daniel, je n'ai pas le temps pour ça.
Je dois déposer un papier au journal.

Au journal ?
Tu fais dans les annonces matrimoniales ?

"JF cherche JH avec BMW, soft SM" ?

Je cherche une gouvernante.

Une gouvernante ?
Pourquoi une gouvernante ?

ll faut quelqu'un quand les enfants
rentrent, pour nettoyer, pour le dîner...

- Combien tu vas payer ?
- 300 dollars par semaine. ça te va ?

Je peux voir l'annonce ?

- J'ai le droit, je suis leur père.
- D'accord. Tu veux voir autre chose ?

- C'est une proposition ?
- Plus maintenant.

Quelle différence ?

- ça va, vous ?
- Oui maman, ça va.

Je pourrais m'occuper des enfants ?

J'irai les chercher à l'école
et je les déposerai quand tu rentreras.

- Génial !
- S'il te plaît !

- Les enfants aimeraient.
- S'il te plaît !

Je vais y réfléchir.

On est ses enfants aussi, bordel.

lls apprennent de ces choses...

Merci. D'autres phrases que tu aimerais
apprendre à notre fille de 5 ans, Daniel ?

Allez, mettez vos manteaux.

- Enfilez-les et allons-y.
- D'accord, maman.

Je dirais bien "allez aux toilettes
avant de partir", mais je ne préfère pas.

CHERCHE GOUVERNANTE
FlABLE NON-FUMEUSE

N'oubliez rien. Je ne veux pas revenir.

Allez, on y va.

- à samedi.
- Dites au revoir à votre père.

Au revoir, papa.

- Tiens, ton annonce.
- Je prends mon sac.

Oui, prends-le.

Allô. Vous appelez pour l'annonce ?

- Vous étiez où avant ?
- Dans un groupe. Crevaison Grave.

- Un groupe ?
- Je voudrais savoir un truc.

Vos gosses sont bien élevés ou il leur
faut un petit pogo de temps en temps ?

- Je vous rappellerai.
- Cool.

Ja, mon nom est llsa Himmelman.
Vous avez combien d'enfants ?

- Deux filles et un garçon.
- Oh, un garçon !

Je ne travaille pas avec les hommes
car moi-même j'en étais un.

Ouh là.

Allô.

Leyla, dans ta cellule !
Ne m'oblige pas à prendre le fouet !

Allô ?

Je suis travail.

- Vous parlez anglais ?
- Je suis travail.

Désolée. J'ai déjà trouvé quelqu'un.

Oh, quel cauchemar !

Et maintenant, le grand jeu.

Allô ?

J'appelle à propos de l'annonce
dans le journal.

Oui. Hé bien, vous pouvez
me parler un peu de vous ?

Oh, certainement, très chère.

Ces 1 5 dernières années j'ai travaillé
pour la famille Smythe en Angleterre.

Smythe, et non Smith, très chère.

Je m'occupais du ménagec de la cuisinec
et de leurs quatre glorieux enfants.

Je m'étais attachée à euxc mais
comme tous les enfants, ils ont grandi.

Oh là là, écoutez-moi. Je m'égare,
parlez-moi plutôt de vos petits.

- Eh bien, j'ai deux filles.
- Oh, deux perles.

Sans doute la prunelle de vos yeux.

- Et un garçon.
- Oh, le petit prince. Merveilleux.

Je dois vous dire,
il faudra faire un peu de cuisine.

Oh, très chère.
Je ferai volontiers de bons plats.

Mais j'ai une règle :
seulement de la nourriture saine.

Et pas de discussion, de la bonne
nourriture ou des ventres vides.

C'est ma règle. Ce n'est pas trop strict ?

Non !

On pourrait se rencontrer ?
Disons, lundi à 1 9h30 ?

- Oh, c'est parfait, très chère.
- Merveilleux.

J'habite 2640 Steiner Street.

Steiner. Oh, charmant.

- Puis-je vous demander votre nom ?
- Mon nom ,

Je pensais vous l'avoir donné, très chère.

Non.

- Doubtfire.
- Pardon ?

Doubtfire, très chère. Mme Doubtfire.

- Hé bien, j'ai hâte de vous rencontrer.
- C'est charmant. Moi de même.

- Au revoir.
- Au plaisir.

C'est parti.

- Salut.
- Tu peux faire de moi une femme ?

Chéri, quel bonheur !

- Viens là.
- Je savais que tu comprendrais.

- ça va faire mal ?
- Ne pleurniche pas. Du calme.

- Tu es sûr ?
- ll faut souffrir pour être belle.

Bon, retiens ton souffle. Lifting instantané.

Les ficelles vont sous la perruque.

- ll a déjà des cernes de fatigue.
- Alors, commençons par le maquillage.

- Je m'épile pas.
- T'en fais pas. On ira doucement.

- Je me sens comme Gloria Swanson.
- Tu ressembles à sa mère.

Prête pour le gros plan.

Allez, tout le monde. Prions.

J'espère que tu utilises
du rouge vif, je n'aime que ça.

- Assorti à tes lèvres.
- Super.

Je me sens si bien
depuis ma rencontre avec ce Cubain.

Chaque nuit, c'est la Baie des Cochons.

Je ne peux pas mentir. ll est formidable.

Je sais pas. ça effraierait les enfants.
C'est un peu trop pour eux.

ll faut passer au niveau supérieur.

Le latex.

Oy, quelle honte.

Je n'aurais pas dû acheter
de gribbines à un rabbin.

- Je ressemble à Mamie. ça va pas.
- T'en fais pas.

Nous avançons, et tu es mon frère.
Je te laisserai pas dans l'embarras.

- Dieu te bénisse.
- On refait tout le visage.

Mais regardez-moi ce joli tableau.

Non je veux paraître plus vieille.

Plus vieille ? Genre Shelley Winters
ou Shirley MacLaine ?

- La différence ?
- Plus de scotch et une teinture rousse.

- Et Joan Collins ?
- Je n'ai pas la force.

Mais j'ai du plâtre.

On s'en approche ?

Un peu plus et tu seras maman.

C'est dégoûtant !

J'ai jamais vu un truc pareil.

Terrible.

Qu'est-ce que c'est ? éteignez ça !

Allez. Je veux que vous rencontriez
cette dame avec moi.

Soyez polis avec elle, ensuite...
Donnez-moi votre avis.

Tenez-vous bien ici,
et aidez-moi à décider.

Bonjour. Mme Hillard, je présume.

Oui. Miranda Hillard.

lphigénie Doubtfire.

Oui. Je vous en prie, entrez.

Merci, très chère.

- Et voici les chérubins.
- Oui.

- Voilà Natalie.
- Oh, bonjour, Natalie.

- Vous portez de la naphtaline ?
- Nattie !

Tout va bien. ll n'y a pas de mal.
J'y ai été un peu fort avec l'atomiseur.

Et à mon âge, c'est comme un bon
fromage. Chaque chose a son parfum.

J'admire cette honnêteté.
C'est une qualité noble. Garde-la.

On la perd lorsqu'on vieillit
ou que l'on fait de la politique.

Quelle jolie frimousse.
Tu me rappelles Stuart Little,

une des plus adorables créatures
de toute la littérature.

- Tu connais ce livre ?
- Oui ! C'est un de mes préférés.

à moi aussi ! Je pourrai peut-être
te le lire, si j'ai le poste.

- Ce serait formidable.
- Et qui est ce jeune homme costaud ?

- C'est Chris.
- Bonjour, Christopher.

Bonjour.

Dites donc, vous êtes grande.
Vous pourriez jouer au foot.

Eh bien, j'ai été arrière.
Mais c'était du foot anglais, très cher.

- Vraiment ?
- Oui. Tu y joues aussi ?

- Ouais !
- Oh, quelle coïncidence !

Oui, j'étais capitaine de l'équipe féminine.
Nous avions gagné trois coupes.

Mais c'était il y a des lustres !

J'étais plus disciplinée.
Les études passaient toujours en premier.

C'est sûrement ton cas,
d'ailleurs tu as dû finir tes devoirs.

- Pas tout à fait.
- Vraiment ? Oh. Quel dommage !

Les jeunes hommes indisciplinés passent
bien souvent à côté d'autres activités.

- Et qui est cette jeune fille ?
- Lydia.

Bonjour, Lydia.

C'est pas juste.
Et on n'a pas besoin d'une gouvernante.

- Manquait plus que ça.
- Pourquoi pas papa ?

Ce n'est pas très approprié de répondre
à sa mère en présence d'une inconnue.

Pourquoi on peut pas passer
notre temps libre avec papa ?

Elle a peut-être raison.
Leur père serait plus recommandable.

Non, je ne crois pas.

C'est pas de ma faute. S'il avait
un travail et un logement correct...

- Vous voyez, il...
- Pardonnez-moi, très chère.

Je présume que vous les envoyez
dans leurs chambres

avant de critiquer leur père ?

Si c'était le cas, je ne les verrais jamais.

- Désolée. Vous avez raison.
- ll n'y a pas de mal.

- Vous avez parfaitement raison.
- Je ne fais que constater.

Dans votre chambre, les enfants. J'arrive.

- Enchantée de vous connaître.
- Ouais, enchantés.

Toi aussi, Lydie.

- Quels enfants pétillants.
- Oui.

- Lydie surtout. Elle vous en veut.
- Je sais.

- lls sont en colère après moi.
- Sûrement le divorce.

Comment le savez-vous ?

ça se sent, à la manière
dont ils évoquent leur père.

ll n'est pas dans la Marine,
vu comme elle en parle. On le sent proche.

- Oui.
- Oh, c'est trop triste.

- Un thé, ça vous dirait ?
- Oh que oui.

- C'est ici.
- Quelle jolie maison !

- Vous l'avez décorée vous-même ?
- Oui.

Oh, c'est plein de goût.
Charmant, très chère !

- Voici mon C.V.
- Oh. Merci.

- Je vais faire le thé.
- Oh non. Laissez-moi faire.

Vous avez eu une dure journée.
Asseyez-vous ici et laissez-moi faire.

Merci. C'est très gentil.

ll n'y a pas de quoi.

- Quel excellent C.V. !
- Merci, très chère.

"Experte en premiers soins
et réanimation."

Et en méthode Heimlich, très chère.

On n'est jamais trop sûr avec des petits.

lls peuvent avaler n'importe quoi.
ll faut savoir s'y prendre.

Alors, voyons.

Quel placard parfaitement rangé !

Regardez-moi ça ! Tout est étiqueté !

Quelle précision ! C'est charmant.

Mon mari ne s'y est jamais fait.

Oh. Quel idiot !

Ce n'est pas pour ça
que vous avez divorcé ?

Non.

C'est triste, car le mariage
peut être une telle bénédiction.

Le divorce aussi.

C'est très difficile de vivre avec Daniel.
Mais les enfants en sont fous.

ll ne faut pas être devin pour le sentir.

Vous avez l'air de bien vous retrouver
dans une cuisine !

Tout est si accessible,
vous avez tout prévu.

Je m'étonne qu'il n'y ait pas
une petite étiquette sur les cuillers.

Vous me rappelez quelqu'un.

Vraiment ? Qui ?

J'ai l'impression de vous connaître.

Peut-être dans une vie antérieure.

J'adorerais que vous veniez
travailler avec nous.

- Moi aussi.
- Génial !

Ce serait un honneur.

à nous.

à nous. Au début d'une relation de travail.

Bonsoir, très cher.

Bonsoir, madame.

Fait froid, hein ?

Oui, en effet.

J'espère que vous avez
un endroit bien chaud où aller.

Oh, mon dos !

Si je trouve le connard misogyne
qui a inventé les talons, je le tue.

Bon Dieu !

Excusez-moi.

Mme Sellner !

On se connaît ?

Non. Mais Danny m'a tant parlé de vous.

Je suis sa soeur.

Sa... très grande soeur.

- Vous avez ses yeux.
- Seulement s'il m'en fait don.

- M. Hillard est là ? J'ai rendez-vous.
- Vraiment ? Oh, merveilleux.

Je vais le chercher, il arrive tout de suite.

- Je vous accompagne.
- Non.

- Si.
- Pourquoi ?

J'ai rendez-vous avec lui tous les lundis
et vendredis pour voir l'appartement.

Je me souviens qu'il en a parlé.

Vous êtes sûre ?
Trois étages, c'est une sacrée trotte.

- Si vous pouvez le faire, moi aussi.
- Oui.

- Votre coeur, ça va ?
- à merveille.

Très bien.
Je ne voudrais pas avoir à vous pousser.

Satanée porte !

Entrez, je vous en prie. Désolée.

Et voilà, la demeure de Daniel.

Mes affaires, très chère.
Je suis envahissante.

Hé bien, faites comme chez vous. J'arrive.

ll arrive. Je vais le chercher.

Ne vous inquiétez pas, je reviens. Danny !

Danny, où es-tu ?
Ah, le voilà, très chère. Trouvé !

Danny, une certaine
Mme Sellner veut te voir.

- Oh, elle est là ?
- Oui.

Mme Sellner, je sors juste de la douche !

Vous allez être fière de moi !

ll y a eu de gros changements pour moi !

Je suis en train de devenir
un homme et un père modèle !

ll arrive. ll se change, très chère.

Je vais vous dire tous les changements
au sein de ma carrière !

ll y a eu de grandes évolutions !
Je commence enfin à trouver mon rôle !

Les choses prennent vraiment forme,
et je suis épanoui ! Vraiment !

C'était un peu la folie au début,
mais là je suis en pleine forme !

Je suis reconnu, maintenant !

J'ai un job que je mords à pleines dents !

J'arrive, Mme Sellner !

Je suis heureux de ne plus
avoir à me voiler la face !

Mme Sellner ! C'est toujours un plaisir.

Si vous vouliez du fromage,
il fallait le dire !

Bon. Vous allez être ravie :
j'ai deux boulots, maintenant.

Le premier dans une boîte de films
et de télé, poste important...

- Et l'autre ?
- Je nettoie des maisons. Pas la mienne.

- Une grande fille !
- Elle est anglaise ?

Mi-anglaise, mi-américaine.

C'est ma demi-soeur.
Donc elle est un huitième anglaise ?

Voyons, mon père était américain.
Pendant la guerre il a été en Angleterre.

ll a été à Londres et...
il a rencontré une belle Anglaise.

Hé bien, ma soeur est
le fruit de leur passion.

Pardon. C'est à ma soeur, pas à vous.

Elle ne ferait pas une très bonne
gouvernante. Mais son thé est excellent.

Vraiment ? Hé bien,
j'en prendrais volontiers une tasse.

Oh ! Du thé pour tout le monde.
Je l'appelle.

Soeurette ! Oh, soeurette !

Soeurette, tu es là ?

Du thé ? Une tasse de TNT.

ll est maboul. Maman !

Mon visage !

ll faut que j'aille le récupérer.

Norman Bates !

Mlle Hillard ?

- Oui, très chère ?
- Je prends du sucre dans mon thé.

Oh, le thé !

J'apporte le thé !

Me voilà, très chère !
Un ou deux sucres, très chère ?

- Deux, s'il vous plaît !
- Thé, sucre, eau chaude.

C'est prêt ! Me voilà, très chère !

J'apporte le thé !

Non ! Stop !

Oh, merde !

- Je peux vous aider ?
- Oh non. Je n'ai pas besoin d'aide.

J'ai besoin d'un visage.

- Vous êtes sûre ?
- Absolument !

Je suis pas musulmane.
Un visage ! Mon Dieu !

Mlle Hillard ? L'eau bout.

Coucou !

Désolée si je vous ai fait peur.
Je dois avoir l'air d'un yéti comme ça.

C'est un masque à la meringue.
lnclus dans mon programme de beauté.

Blancs d'oeufs, crème fraîche, sucre
en poudre, vanille et une pincée de sel.

Et voilà, très chère. Oh ! Voilà la crème
et le sucre. Un vrai thé au cappuccino.

Une goutte ou deux ? Une autre ?

Oh ! Et voilà !

Comme vous le voyez, je dois y aller.
Mon masque fond comme neige au soleil.

C'est reparti ! J'appelle Danny.
ll arrive. Ne bougez pas.

- Danny !
- J'arrive, soeurette !

- J'ai été enchantée !
- Moi de même.

- J'ai eu un accident.
- Fais gaffe cette fois. Elle est vieille.

Pourquoi je n'ai pas été fils unique ?

- Pardon.
- Tout va bien.

Prêts ? On y va.

ça a été ?

- T'as fait quoi ?
- J'ai dessiné un lapin.

La maîtresse l'a aimé.

Et voilà, Mel. 1000 $ de cheveux.
Qu'est-ce que j'en fais ,

- Alan, je me demandais si...
- Tu en veux une ,

Je préférerais en faire un manteau.

Bien, tout le monde.
C'est l'heure d'élargir vos esprits.

- C'est l'heure des devoirs.
- Oui, mais... après Dick Van Dyke.

Non. Maintenant.

Non.

On regarde toujours Dick Van Dyke.

Vraiment ? Hé bien, plus maintenant.

Tout ce que vous allez regarder,
c'est Canal Devoirs.

Bon,

je sais que vous êtes habitués à être relax.

Mais avec moi ce sera plus strict.

Entre 1 5 et 1 9 heures,
c'est moi qui commande.

Et quand je commande,
vous suivez le programme.

Ceux qui ne suivent pas
le programme seront punis.

- Punis ?
- Elle ment.

Jamais elle nous punira.

Ne me fais pas... suer.

C'est de l'exploitation. C'est injuste.

- La ferme, Lydie.
- Ouais. C'est ta faute.

Oh, mes petits espiègles.

Je sens de la discorde dans les rangs.

On est prêt pour les devoirs,
ou on continue le travail manuel ?

- Non. Tout mais pas ça.
- Alors montez, mes petits intellos.

Allez. Filez devant !

Et que ça saute !

Agitez vos neurones.

Remplissez vos cervelles.

- Papa me manque.
- à moi aussi.

à moi encore plus.

Je suis là, les enfants.

En quelque sorte.

Voyons voir.

Bon. Une pincée de basilic.

Merde !

S.O.S. !

Mon Dieu ! ça va exploser !

Doucement.

Merde. Du calme.

Allez.

à quoi ça ressemble ?
ça a collé. Mon Dieu.

Cette sauce hollandaise
sent le caoutchouc brûlé.

Mon Dieu, ce qu'il fait chaud.

Mon premierjour en femme
et j'ai déjà des bouffées de chaleur.

VALENTl TRAlTEUR,
CUlSlNE à EMPORTER

- Bonjour. Vos repas.
- Combien ça fait ?

- 1 35,27.
- 1 35 dollars ? ! ça fait...

Et 27 cents.

Quatre repas.
20 dollars en plus pour l'urgence.

L'urgence ? Hé bien, ça aurait
pu être plus rapide, très cher.

- Voilà 140. Vous avez la monnaie ?
- Non.

C'est ce que je pensais. Merci beaucoup.

Coucou !

Coucou ! ll y a quelqu'un ?

- Vous étiez où ?
- En haut, on faisait nos devoirs.

Mme Doubtfire a dit qu'il le fallait.

Ah oui ?

Vous faisiez vos devoirs. Eh bien !

- Salut.
- Salut, chérie.

Regardez-moi ça !
C'est tout propre ! Nickel.

Le dîner est servi, madame.

Comme c'est charmant !

Mme Doubtfire ?

Lydia, très chère.
Rentre vite, tu vas geler sur place.

écoutez... Je veux m'excuser
d'avoir été insupportable.

- Oh, ce n'est pas grave.
- Non, je suis vraiment désolée.

C'est que... Je suis un peu remuée.
Par tout ça.

Nous le sommes tous, ma chérie.

Quoi ?

Je veux dire
que je comprends ce que tu traverses.

Oui.

Et aussi, je voulais vous remercier.

- Pour quoi ?
- Pour avoir rendu ma maman heureuse.

Elle n'a pas été d'aussi bonne humeur
depuis... je sais même plus quand.

ça fait bien longtemps.

- Ah oui ?
- Oui.

Bon, je dois rentrer, mais...

- Vas-y.
- D'accord. Merci.

Je t'en prie.

- Au revoir.
- Au revoir.

Merci.

Oh, non.

Hé bien, madame !
C'est un plaisir de vous revoir !

Une joie, comme toujours.

J'aime ce côté méditerranéen.

Naturelle. En pleine forme.

Comme Dieu vous a faite.

ll a utilisé un moule spécial
pour me faire, très cher.

Assurément.

Dieu vous bénisse.

Je ne triche pas.

"Elle embrassa Stuart et le remercia."

"C'était comment ?" demanda M. Little,

toujours curieux de connaître
des endroits inconnus.

"Pas mal" répondit Stuart.

Dégage, connard !

Casse-toi !

ll a déchiré mon sac, le connard.

Le joli coeur est là.

Quelle ravissante
petite voiture de Don Juan.

C'est dommage quand ça arrive.

C'était notre première année à la fac,
et votre mère dessinait une planche.

- J'étais pas si jeune.
- Je m'apprête à l'embrasser...

Des élastiques volaient de partout.
Fouettaient le visage.

- C'est faux !
- C'était Les dents de la mer

- Quel charmant tableau !
- Oh. Mme Doubtfire.

Miranda. Quel grand plaisir
de vous voir si tôt à la maison.

- Et qui est votre invité ?
- C'est Stu.

- ll voulait connaître les enfants.
- Ah bon ?

Ah, ce doit être
la fameuse Mme Doubtfire.

C'est un plaisir.

Oui, euh... Miranda parle
sans cesse de vous.

- C'est curieux. Jamais de vous.
- Ah non ?

- Non.
- Eh bien... Ravi de vous rencontrer.

- Moi aussi.
- Oui.

J'ai une maison à Londres. J'y suis né.
Vous êtes d'où en Angleterre ?

- D'ici et là, très cher. Un peu partout.
- Oui ?

- Votre accent est un peu... brouillé.
- Comme votre bronzage.

Vous pouvez peut-être m'aider ?
J'ai trouvé ça dehors.

Oui. ça vient de ma Mercedes.

De votre Mercedes ? C'est à vous,
cette grosse voiture très chère ?

Vous savez ce qu'on dit
à propos des grosses voitures :

c'est pour compenser de petits organes.

Mais pas pour vous,
je vois que vous êtes un costaud, non ?

- J'ai été ravi de vous connaître.
- Moi de même.

- Mme Doubtfire, je peux vous parler ?
- Mais certainement.

Vous pourriez rester
un peu plus longtemps ?

Stu. C'est un drôle de nom, non ?

C'est l'abréviation de Stuart.

- Ah oui ?
- Oui. C'est un client. Et un ami.

- C'était un ami. C'est un ami.
- Alors ?

- Je sais pas ce qui m'arrive.
- Comment ça ?

- ll n'est pas fabuleux ?
- En quelque sorte.

Si vous aimez les types beaux et robustes.

Moi, je les préfère petits, poilus et drôles.

ll veut juste sortir boire un verre.

- ll n'y a pas de danger, non ?
- Oh que si, très chère.

- lls ont des intentions.
- C'est plutôt pour le travail.

J'avalerai un Perrier
et on regardera le papier peint.

Miranda, ma chère.
Vous ne sentez pas le traquenard ?

Vous ne voyez pas le désir dans ses yeux ?

ll est trop tôt, très chère.

Vous devez laisser passer le divorce.

Laissez vos draps refroidir avant
d'y amener un autre homme. D'accord ?

Je peux vous poser une question ?

Allez-y, très chère.

Combien de temps
après le décès de votre mari...

Winston.

..avez-vous ressenti le désir...

Jamais.

Plus jamais.

Lorsque le père de vos enfants
n'est plus de la partie,

la seule solution,
c'est le célibat total et définitif.

- Le célibat ?
- Oui.

Dieu vous pardonne
si vous violez cette règle.

Bonne chance.

Merci.

"Prépondérance."

Bravo. "Discriminer."

Oh, c'est excellent. Pardon, très chère.
L'appel de la nature.

Revois ceux-là. Je reviens.

- Oh, mon Dieu.
- Oh, mon Dieu !

- Oh, mon Dieu !
- Chris ! Attends !

Lydia ! ll faut appeler les flics !

- ll faut faire le 1 2 !
- Pourquoi ?

Mme Doubtfire. C'est, il...

Quoi ?!

- ll est moitié homme, moitié femme !
- Quoi ?!

- Bien, tout le monde. Du calme.
- Bougez pas ! Ou vous prenez ça...

- les couilles !
- Ouais !

- Elle en a ?
- Elle a la totale.

Bien. écoutez-moi.

Je ne suis pas... qui vous croyez.

- Pas de conneries !
- Surveille ton langage, jeune homme !

Oh, mon Dieu.

- Papa ?
- Oui.

- Papa ?
- Oui, chérie.

Tu prends pas plaisir à porter ces trucs ?

Eh bien, ça a des côtés
confortables... Non !

J'en ai plein le rembourrage.
C'est pas une vie. Juste un travail.

Je fréquente pas les bars
pour vieilles dames après le boulot.

C'est le seul moyen
de vous voir tous les jours.

- Qui a fait ça ?
- Oncle Frank et Tatie Jack.

C'est vraiment toi là-dedans.

Oui.

C'est juste un masque. Et ça,
c'est une panoplie. J'ai pas été opéré.

- C'est bien fait.
- Ouais.

Salut.

- Désolé de vous avoir effrayés. Viens là.
- Non. Non, c'est bon.

J'ai compris. Je...
veux pas te faire de câlin.

- Pas encore.
- D'accord. C'est un truc de mecs.

Ouais.

Bon. Maintenant que vous savez,
ne dites rien à maman.

Parce que si elle s'en rend compte,
je vous verrai plus qu'à travers une vitre.

Et ne dites rien à Nattie,
elle va vendre la mèche.

Vous devez me promettre,
on garde ça pour nous.

- Promis ?
- Oui.

D'accord.

D'accord ? C'est notre secret.

La plupart des dinosaures
étaient herbivores.

Mais ce tyrannosaure

est carnivore.

Le Saurischia, qui a l'air d'un reptile

et l'Ornithischia

qui a l'air d'un oiseau.

à présent, partons

là où aucun être humain n'est jamais allé.

Oh, non.

Lequel est le dinosaure ?

- Celui du milieu, je crois.
- Non. lls sont tous éteints.

J'arrive pas à croire qu'on inflige
encore ça aux gamins. C'est dingue.

ll faudrait un écriteau : ne pas regarder
en travaillant sur un engin dangereux.

C'est incroyable.

Ce mec-là, il m'endormait déjà
quand j'étais gosse. C'est fou.

ll est aussi chaleureux qu'un frigo. ll ferait
ressembler M. Rogers à Mick Jagger.

Quel est l'idiot
qui l'a gardé 25 ans à l'antenne ?

Moi.

Vous ?

Jonathan Lundy.

Le P.D.G., le propriétaire de la boîte ?

Daniel Hillard, ancien employé.

Faut voir.

C'est drôle.

Je voulais pas critiquer...

- Parfois j'ai...
- Allez-y, critiquez. C'est horrible.

Je vais l'arrêter. ça fout en l'air
tout l'après-midi. C'est nul.

Vous savez ce qu'il faut faire ?

Repenser le truc.
En faire... un numéro musical.

- Un petit tyrannosaure se ramène...
- Hillard, ramène-toi au camion.

Ce chargement doit partir
à six heures à Los Angeles.

Tony, c'est M. Lundy.

- ll me connaît.
- Ouais.

ça vous est jamais arrivé
de vouloir faire un arrêt sur image,

la regarder, et vous dire :
"C'est pas ma vie" ?

Miranda. Vous rentrez tôt, très chère.

J'avais rendez-vous. Oh, merci !

Avec la représentante de la cour.

- J'ai du mal à le croire.
- Quoi donc ?

Elle dit qu'il y a une femme qui vit
chez lui, et qui prétend être sa soeur.

- Je lui ai dit qu'il n'a pas de soeur.
- Mme Sellner s'est sûrement trompée.

Vous savez, c'est une assistante sociale !

De plus, comment pourrait-il
vous remplacer ?

Et si vite. Vraiment !

ll paraît
qu'elle est plus vieille et très laide.

Ah oui ?

Mme Doubtfire.

- Oui ?
- Vous et M. Doubtfire...

- vous avez eu votre dose de problèmes.
- Oh, bien sûr, très chère.

Mais comme je dis toujours : on oublie

les mauvais moments
et on retient les bons.

- Oui. Pardon.
- Pas de problème.

Cette viande froide,
ça me rappelle Winston. Dieu ait son âme.

Quand est-il... décédé ?

ll y aura huit ans en novembre.

Comment ?

- ll était un peu porté sur la bouteille.
- Ah.

- C'est l'alcool qui l'a tué.
- Quel malheur.

- ll était alcoolique ?
- Non. Renversé par un camion Guinness.

L'alcool l'a littéralement tué.

- Quelle tragédie !
- Oui.

Oh, c'était un homme très bon.

Un saint.

Malgré tous ses défauts, très chère,

un mauvais mari est toujours mieux
que rien du tout.

- Je vous ai : pas besoin de mari.
- Vous exagérez, très chère !

- Eh bien...
- Oh, comme c'est gentil !

Vous ne pouvez pas imaginer
comment c'était avec Daniel.

Dites-moi, très chère. Même après 14 ans,
qu'y avait-il de si horrible ?

Hé bien, au début, rien.

ll était si... romantique.

- Si passionné.
- Vraiment ?

On dirait un vrai étalon, très chère.

Pardonnez ma curiosité, mais...

Comment était-il...
Vous savez... une note sur 1 0.

Oh, cet aspect-là a toujours été...

bien.

Juste bien ?

Probablement un Casanova
comparé à mon vieux Winston.

- Qu'est-ce qui n'allait pas ?
- Oh, ma chère.

Avec lui, les préliminaires, c'était :
"Effie, ça va chauffer."

Ce qui m'a charmée chez Daniel,
c'est sa spontanéité.

Vraiment ?

Les gens de mon entourage étaient
tellement organisés, prévisibles.

Comme moi, je suppose.

Daniel était si différent. Et si drôle.
ll me faisait rire tout le temps.

Le secret d'un mariage réussi, c'est le rire.

Mais après quelques années,
ça a cessé d'être drôle.

- Pourquoi ?
- Je travaillais tout le temps.

Lui, il était toujours entre deux boulots.
Je ne voyais plus les gosses.

Quand je rentrais plus tôt,
ça se passait mal.

La maison était un vrai cirque
et je devais nettoyer.

ll ne l'a jamais su, mais j'ai passé
tellement de nuits à pleurer...

Vraiment ?

En réalité, je ne me supportais pas
quand j'étais avec lui.

Je devenais horrible.

Je voulais pas que mes enfants
grandissent avec une telle mère.

Quand je ne suis pas avec lui, ça va mieux.

Et... je suis sûre que c'est pareil pour lui.

Eh bien, on ne peut...

Je veux dire...
Vous ne lui avez jamais parlé ?

Daniel n'aimait pas parler sérieusement.

Je pensais que Daniel était capable
de tout. Sauf d'être sérieux.

Mais à l'époque,
j'étais sérieuse pour deux.

- C'est génial !
- Quel luxe !

C'est probablement très sélectif. ll faut
sûrement une carte de crédit à l'entrée.

- Fantastique !
- Oh, Nattie.

Pas un corps que l'on trouverait
dans la nature. Regardez-moi ça !

- Lydie...
- C'est Stu !

Où ça ? Oh, sur la planche.

Oh, quel corps parfait.

Regarde, Nattie.
On appelle ça "liposuccion".

ll porte une protection,
pour pénétrer l'eau à cette vitesse ?

- Allons lui dire bonjour.
- Oh oui, allons-y.

- C'est fantastique.
- étourdissant.

- Bonjour ! Vous êtes ravissante !
- Bonjour.

Les enfants, je suis content de vous voir.

- à vous voir, l'eau a l'air froide.
- Oui, euh...

Ton ventre il est pas
comme celui de mon papa.

Oh, Nattie ! Tout le monde n'a pas
la chance d'avoir un entraîneur personnel !

- Vous avez vos maillots ? On y va ?
- Génial !

- Bien ! Et vous, Mme Doubtfire ?
- Oh, quel affreux blagueur !

ll n'y a pas assez de chair fraîche
pour vous contenter ?

- Allez. Ne soyez pas timide.
- Non, les baleines sont interdites.

- Ce serait un remake de Titanic !
- Allez, Mme Doubtfire.

Oh, non. Allez-y. Laissez-moi ici.
Je vais m'asseoir au soleil.

On ne peut pas avoir
une insolation deux fois.

D'accord. Allons-y, les enfants.
On va nager.

- Ne vous occupez pas de moi.
- Je paie pour vous.

- Vous mettez tout sur ma note.
- Merci, très cher.

Touche-moi encore une fois
et je te noie, connard.

Je vais m'asseoir
et te regarder t'incruster dans ma famille.

Oh, mon Dieu. Qu'est-ce que je fais ici ?
C'est pire que de l'obsession.

- ça va, madame ?
- Terrible.

- Un autre.
- Bien sûr.

Super.

Soda et citron, s'il vous plaît.

- C'est pour moi.
- Non, merci.

Quatre thés glacés, Todd.

Alors, ces gamins ?

Ceux de Miranda Hillard.

- Miranda Hillard ?
- La femme que je fréquente.

Sans blague ?
Toi qui ne voulais pas d'enfant ?

Jamais d'enfant ? Même pas sortir
avec une femme qui a des gosses.

Les gens changent, Ron.

Bientôt 40 ans. Je ne veux pas vieillir seul.

Elle a un sacré bagage. Trois gamins.

Trois enfants fantastiques, j'en suis fou.
Surtout de la petite Natalie.

Elle est adorable.

Et Dieu sait s'ils ont besoin d'un père
en ce moment.

- Et leur père ?
- Que te dire ? Un pauvre type.

Un pauvre type ? Ah oui ?

Oh, monsieur !

J'ai tout vu ! Un serveur énervé.
Vous avez pas donné de pourboire ?

Oh, les terroristes ! lls sont partis par là.

Je vais les attraper. Vous inquiétez pas.

Gaspillage de jus de fruits.

Pauvre type.

Qu'est-ce que vous regardez ?

Salut, les enfants.

Aujourd'hui nous parlons des dinosaures.

C'est une chanson de dinosaures !

Et nous accueillons... le roi !

C'est une émission culinaire.
Je vais te faire à manger.

Merci beaucoup. Merci ! Bon !

Mesdames et messieurs, tenez-vous bien !

Nous accueillons...
James Browntosaurus !

Je mange du bois

C'est bon

pas de viande, des gros pieds

Je mange du bois

Oh, je dois faire attention !
ça peut pas durer ! Je disparais !

Merci, James. Mais maintenant...
place au Rap du Raptor !

Je suis un raptor,
je fais ce que je peux

Je vais tout manger
jusqu'à l'apparition de l'homme

Yé, yé, regardez-moi,
je vis sous le sol

Je reviendrai sous forme de pétrole

Très impressionnant, M. Hillard !

- Je ne savais pas qu'on regardait.
- Je regardais. C'est drôle.

- Ben, merci.
- Je pense que les gamins aimeraient.

- lls s'amuseraient tout en apprenant.
- C'est un peu ma théorie.

ll faut pas se jouer d'eux,
mais jouer avec eux.

- J'aimerais entendre vos idées.
- Mes idées ?

- Si on en discutait en dînant ensemble ?
- Ouah. D'accord.

Vendredi prochain. Au Bridges.
Sept heures précises.

J'y serai.

Faites une pause 5 minutes.

5 millions d'années. Vous êtes morts.

C'était notre premier repas fait maison.
Je suis devenue bonne ménagère, hein ?

- C'est génial, papa.
- Tu veux plus de spaghettis ?

- Plus faim.
- Du pain à l'ail ? Fait maison.

Enfin, pas exactement.
Je l'ai coupé en tranches.

C'est très bien, papa. Merci.

La maison est super.
Ta cuisine est délicieuse.

Je suis vraiment fière de toi.

Ouais. Moi aussi.

Moi aussi.

Je reviens tout de suite.

- Merci d'avoir frappé.
- Ouais.

Regardez-moi ça !

Tu as trouvé de l'aide pour le ménage.

Non.

- Salut tout le monde.
- Salut, maman.

- Vous êtes prêts ?
- lls ont pas mangé le dessert.

- Tu as cuisiné ?
- Oui. Je cuisine, je couds.

Grâce au cours Amish
sur les arts ménagers.

- Je suis très impressionnée.
- Vraiment ?

Donne-moi une deuxième chance.
Laisse-moi m'occuper d'eux après l'école.

- Je peux pas congédier Mme Doubtfire.
- Pourquoi pas ?

C'est une vraie bénédiction.

Les enfants réussissent mieux à l'école.
Chris réussit dans toutes les matières.

Je rentre plus tôt juste pour être avec eux.
On s'entend tous tellement bien.

Elle semble extra.
Trop beau pour être vrai.

Elle est formidable.

- J'aime la noire.
- Moi aussi.

Je sais pas. Mme Doubtfire !

- Oui ?
- On a besoin d'un avis féminin.

Oh ! Alors je suis votre femme.

- Laquelle ?
- C'est pour quelle occasion ?

C'est mon anniversaire.

Stu m'invite au restaurant.

Ni l'une ni l'autre.

Elles sont trop osées.
Elles font fille de joie.

Le rouge est la couleur des prostituées.

Et la noire est bien trop courte.
J'espère que vous vous êtes épilée.

Elles font femme facile.

ll faut ressembler au Kilimandjaro
la première fois : inaccessible.

Pourquoi acheter la vache
quand le lait est gratuit ?

Non, trouvons une tenue
qui fasse plus votre âge.

Une robe un peu moins tapageuse.

Voyons.

Et cette jolie robe ?
De bon goût, élégante...

Vous ne trouvez pas ?

Et vieille. Je l'ai portée
à l'enterrement de ma tante en 1 976.

Le classique est indémodable.
ll faut le ressortir.

On va demander aux enfants.
Qu'en pensez-vous ?

- Je choisirais la petite noire.
- Ouais. C'est la plus marrante.

Vous voyez ? Je suis d'accord.

Vous me demandez mon avis,
et vous n'en tenez pas compte.

- Je ne répondrai pas de vos actes.
- Vous serez là pour me protéger.

- Stu vous invite vous et les enfants.
- C'est charmant ! Une famille si unie.

Je ne manquerais ça pour rien
au monde ! ça va être du tonnerre !

- Je suis si contente.
- Quand a lieu cette charmante soirée ?

Vendredi soir, à sept heures.

- Ce vendredi à sept heures ?
- Dans mon restaurant préféré. Bridges.

- Bridges ?
- Oui.

- Vendredi à sept heures.
- Bridges.

Désolée.

- Bridges ?
- Oui ! Bridges.

- Le restaurant Bridges ?
- Vendredi à sept heures.

- Je ne peux pas. J'ai une soirée loto.
- Annulez.

Je ne peux pas, très chère.
C'est moi qui tire les numéros.

- Venez avec nous.
- Ne me demandez pas ça.

Je ne peux pas fêter ça sans vous.

Votre présence compte tellement.
Vous faites partie de la famille.

Je ne peux pas fêter ça sans vous.
C'est tellement important pour nous.

Promettez de vous joindre à nous,
Mme Doubtfire. ll le faut.

Qui pourrait lui résister ?

- Je vous le promets.
- Merci !

Merci, très chère.

- ça va ?
- Très bien.

Voyons... Rien.

- Et en mai ?
- Absolument rien.

ça s'annonce mal.

M. Lundy n'a pas la moindre disponibilité
dans les deux mois.

- Je le verrai n'importe quand.
- Je ne peux rien pour vous.

Je peux pas annuler.
C'est une énorme opportunité.

Un conseil : n'annulez pas.

Merci.

- Viens, Nattie.
- Bonsoir, chérie !

- Vous ne devriez pas vous couvrir ?
- Non ! ça va.

- Bonsoir, M. Lundy.
- Bonsoir.

Oh, mon Dieu. Et voilà.

- Mme Doubtfire, vous êtes splendide.
- Merci.

J'espère que vous avez tous faim.

- Bonsoir M. Lundy.
- J'ai un rendez-vous. ll est là ?

Non. ll n'est pas encore arrivé.

Mais je peux vous placer.
Fumeur ou non-fumeur ?

Non-fumeur, s'il vous plaît.

- Tanya va vous placer. Table 1 5.
- Par ici, s'il vous plaît.

- J'ai réservé. Dunmeyer.
- Bien monsieur.

- Fumeur ou non-fumeur ?
- Non-fumeur.

- Fumeur !
- Mme Doubtfire, vous ne fumez pas.

Non, mais je suis une ancienne fumeuse.

La compagnie des fumeurs est
le meilleur moyen de ne pas recommencer.

ll faut que j'inspire un peu de nicotine
et c'est vivifiant.

Je sais que vous respirez la santé.
Merci de vous sacrifier.

- Fumeur.
- D'accord. Table 39.

- Suivez-moi.
- 39 ! Mon âge ! Vous êtes un saint.

Merci beaucoup de faire plaisir
à une vieille dame.

- ll est déjà énervé.
- Mme Doubtfire ?

- Vous voulez vous joindre à nous ?
- Oh. J'ai cru voir Clint Eastwood.

ça me ravirait ! C'est un tel tombeur.

Vous m'excusez ?
Je dois ajuster mon châle.

- Je peux vous aider.
- Oh, non. Je suis capable de...

Très bien, très chère. Voilà.

- Oh, et votre sac aussi, madame.
- Lâche-le !

Je suis vraiment désolée.
Ce sont mes médicaments.

- Mes médicaments.
- ll y a de l'eau sur la table.

Je ne peux pas les prendre
par voie orale. Je reviens tout de suite.

- Vous voulez boire quelque chose ?
- Oh, oui. Un Chardonnay bien corsé.

Je les aime légers et boisés.

- Restaurant Bridges. Bonsoir ?
- Bonsoir. Je suis Daniel Hillard.

Je dois dîner avec M. Lundy. Pouvez-vous
lui dire que je serai en retard ?

- Je lui dirai personnellement.
- Merci.

Oh, Stu !

J'espère que ça te plaît.

C'est magnifique ! Merci !

J'ai manqué quelque chose ?

Oui. Regardez. C'est un cadeau de Stu
pour mon anniversaire.

- Splendide !
- Ce sont des vraies ?

Tout à fait, Mme Doubtfire.

ll y a de quoi nourrir un petit pays.
C'est si beau. Si décadent.

J'ai besoin d'aller aux toilettes.

- Mme Doubtfire, vous l'emmenez ?
- Non.

- Elle veut aller avec vous.
- Je reviens tout de suite.

D'accord.

Oui, bon...

Les enfants, regardez
ce beau plateau de desserts là-bas.

Pourquoi ne pas en choisir maintenant
pour qu'ils les mettent de côté ?

- On revient.
- D'accord.

C'est une belle babiole
que vous lui avez offerte.

Oh, merci. Merci.

Un type qui fait un tel cadeau
ne veut pas uniquement son coeur ?

Une petite gâterie, hein ?

- Je vous demande pardon ?
- Vous savez. Tremper le biscuit.

Garer la fouine ? Sortir Popol ?

Balader le chauve ?

- Le scoubidou ? Le mambo horizontal ?
- Mme Doubtfire...

La danse du ventre ?
Dégraisser le poireau ? La bête ?

Apprendre les langues ?

- Mme Doubtfire, je vous en prie.
- C'est trop imagé ? Désolée.

- Prêt pour un peu de compétition ?
- Pardon ?

Elle a un instrument dans sa chambre.
C'est son marteau-piqueur personnel.

Elle l'utilise et la lumière flanche.
Un vrai film policier.

lncroyable qu'elle ne se soit pas
cassé les dents.

Vous amenez la sauce cocktail ?

Elle a des morpions. Et je parle pas du jeu.

J'y vais pas avec le dos de la cuiller ?

Pardonnez-moi.

C'est le vin. Oh, mon Dieu !

Je reviens immédiatement.
Ma petite vessie.

- Mme Doubtfire !
- Quoi ? !

- Ce sont les toilettes des hommes.
- Non ! Oh, bien sûr !

J'ai besoin de nouvelles lunettes.
Désolée !

Salut !

Non ! Bon Dieu !

- Pardon. Puis-je avoir le menu ?
- Bien sûr.

- C'est comment en France ?
- Très beau.

Merci beaucoup.

- M. Lundy.
- Oh, bonsoir.

- Désolé. Vous avez eu mon message ?
- Oui. Asseyez-vous.

- Une boisson ?
- Oui. Je prendrais comme lui.

Double Chivas avec glaçons.

Amenez-lui deux doubles
pour qu'il me rattrape.

- Amateur de Scotch ? On va s'entendre !
- Messieurs, moteur.

- Bon. Vous avez choisi ?
- Oui. Les enfants, allez-y.

On devrait attendre Mme Doubtfire.

Oui.

- Tout va bien par ici ?
- Non, non.

Oh, oui.

Bon...

Comment améliorer
les émissions pour enfants ?

D'abord, pas de condescendance.
Ce sont de petits adultes.

ça doit être personnel, marrant.
Si ça vous amuse, eux aussi.

- C'est ce qui m'intéresse.
- Super !

Ben, je me demande
où est passée Mme Doubtfire.

- On pourrait allerjusqu'aux actualités.
- Vous m'excusez ?

Mais...

- Je peux vous aider, madame ?
- Oui. Merci beaucoup.

- Oh, mon Dieu !
- Je suis désolé ! C'est ma faute.

- Pardonnez-moi.
- Tout va très bien. Et voilà.

Merci. Oh, alors voyons !

- Je prends votre commande ?
- Oui.

Alors. Je prendrai le saumon poché.

- Et pour monsieur ?
- Le jambalaya.

- Peu épicé. Je suis allergique au poivre.
- Très bien, monsieur.

Merci. Tchin. à la vôtre.

Oh, mon Dieu.

Vraiment désolée. Une minute.

Carpe dentum, cueille les dents.

Laissez-moi vous aider.

Une cuiller. Comme c'est ingénieux.
Attendez. Je le tiens.

Attendez. Là. Faites une pince.

Attrapez-le par les deux bouts.
Ensemble, hop.

Merci. Et voilà.

ll faut le secouer, comme un chien.

Désolée. Oh, excusez-moi.

- Y a pas de mal.
- Désolée pour les gouttes.

Je reviens tout de suite. ll faut
que je le fixe avec un peu d'adhésif.

- Demandez-lui une purée de saumon.
- Purée de saumon.

Merci. Je suis désolée.

Oh, celle-là.

Oh. Je ne savais pas
qu'il y avait quelqu'un d'autre. Désolée.

Merde ! Ah, voilà.

Excusez-moi.

Mais où étiez-vous passé ?
J'ai commandé un autre Scotch.

C'est pas bien !

Daniel ?

Vous portez un parfum de femme ?

Oui.

Et du rouge à lèvres ?

Oui.

Oui ?

- ça a déteint.
- C'est-à-dire ?

Une de mes ex. Elle est serveuse.

- Une serveuse ? lci ?
- Ouais.

Quand je suis allé aux toilettes...
Je pouvais plus m'en défaire.

- Petit veinard !
- Petit polisson !

J'ai la limousine dehors.
Elle a une copine ?

- Vous pensez bien.
- Non, non ! Je veux dire...

Elle a une copine pour moi ?

- Demandez-lui.
- J'y vais.

Allez. Allez les chercher !

Eh, Dan !

La commande pour la table 39 !

- Relax. J'y vais dans une minute.
- Merci ! Super.

39.

Table 39 !

POlVRE DE CAYENNE

Un jambalaya bien épicé !

- Je peux vous aider, madame ?
- Désolé.

Mais avec tous ces Scotch,
j'ai pissé comme un cheval.

- Daniel ?
- Oui.

Pourquoi diable êtes-vous habillé
comme une femme ? !

Oh, merde.

Ben...

Pour vous présenter
l'animatrice de votre émission.

L'animatrice ?

lphigénie Doubtfire, très cher.
Experte en éducation et divertissement.

Surprise !

Oh, merci beaucoup.

- ça a l'air délicieux.
- Où est Mme Doubtfire ?

J'espère qu'il ne lui est rien arrivé.

- On commence ?
- Oui. Commençons. ça va refroidir.

Pourquoi Mme Doubtfire
ferait une bonne animatrice ?

Je suis une mamie dans le vent
qui peut swinguer, rapper, danser

toute la soirée et faire un grave goûter.

Stu ?

Oh, il étouffe. ll étouffe !

à l'aide ! Au secours !
ll étouffe ! Faites le 1 2 !

Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu !

- ll étouffe ! Un médecin !
- Oh, non. J'ai tué ce connard.

- Mme Doubtfire ! ll étouffe !
- J'arrive, très chère !

- Mme Doubtfire !
- J'arrive !

- Mme Doubtfire, il étouffe !
- Attendez.

Encore une fois, très cher.
Mettez-y du vôtre !

Allez !

ça va.

- ça va ?
- Oui.

Pas facile.

- Papa.
- Oh, mon...

Papa ?

Oui, chérie. C'est moi.

Joyeux anniversaire.

Daniel...

Daniel ! Oh, mon Dieu !

Oh, mon Dieu !

Pendant tout le temps...

- Tout le temps ? !
- Je suis désolé, Miranda.

Ne me parle pas ! Ne me touche pas !

Je dois y aller. Je dois partir maintenant !

ll faut partir maintenant ! On y va.

- Allez-y.
- Je suis désolée, papa.

Au revoir.

Désolé pour le poivre. Je...

Vous regardez qui ? Le spectacle est fini.

Mlle Robeson,
avez-vous quelque chose à ajouter ?

Non, c'est tout, Votre Honneur.

M. Hillard, puisque vous avez décidé
d'assurer votre propre défense,

vous avez maintenant le droit
de prendre la parole.

Au cours des deux derniers mois,
j'ai trouvé un logement, je l'ai meublé,

j'en ai fait
"un environnement adapté aux enfants".

Je suis employé aux expéditions.
J'ai rempli les conditions.

J'ai pris de l'avance.

Quant à mon comportement,

je ne peux que plaider la démence.

Parce que, depuis le premierjour,

dès que je les ai vus, j'en suis devenu fou.

Depuis le début, je suis devenu accro.

Je suis fou de mes enfants.

Je les aime de tout mon coeur.

Et ne pas pouvoir être avec eux,
de ne pas les voir tous les jours...

ça m'empêcherait de respirer.

J'ai besoin de respirer,
je ne peux pas vivre sans eux.

Je ferais n'importe quoi.
Je veux être avec eux. J'en ai besoin.

On a un passé.

Et je... lls sont tout pour moi. lls ont
autant besoin de moi que moi d'eux.

Alors, s'il vous plaît.

Ne me privez pas de mes enfants.

Merci.

M. Hillard...

Vous avez réussi à faire croire
que vous étiez une femme de 60 ans.

Pas facile.

Et votre petit discours semble être
très sincère et authentique.

Mais c'est un formidable numéro
par un acteur très doué. Rien d'autre.

- Non. Pas du tout.
- La vérité, M. Hillard,

c'est que vous avez mené une vie
très peu orthodoxe ces derniers mois.

Et je refuse d'exposer davantage
ces enfants innocents

à votre comportement bizarre
et potentiellement dangereux.

La cour accorde à Mme Hillard
la garde exclusive des enfants.

Oh, mon Dieu, non.

Vous aurez un droit de visite
surveillée tous les samedis.

Surveillée, monsieur ?

Un représentant de la cour
vous accompagnera pour les visites.

Je conseille des tests psychologiques
et éventuellement un traitement.

Nous réexaminerons
ce dossier dans un an.

Merci. La séance est levée.

Je ne fais pas la lessive.
Ni les vitres. Ni les tapis.

Je fais pas la baignoire. Ni les toilettes.
Je change pas les couches.

lls n'en portent plus
depuis quelque temps.

Je ne fais pas la vaisselle. Ni le sous-sol.

Je ne cuisine pas. Je ne lis pas d'histoires.

Oui. Bien, j'ai votre numéro.
Merci beaucoup d'être venue.

- Je vous contacterai.
- Merci.

Je vous raccompagne.

Oui, voilà. S'il vous plaît...

Laura, cette expédition
a été retardée trois fois.

Oui, mais...

Laura, je ne vais pas attendre
encore six mois.

Faites comme ça. Rappelez-moi.

Oh, les chéris, ne soyez pas si tristes.

Tout va bien se passer.

- Ses spaghettis me manquent.
- Ses blagues aussi.

Ses histoires me manquent.

Ne vous inquiétez pas.
On trouvera quelqu'un.

Pas quelqu'un comme elle.

D'accord. J'admets que c'était
bien mieux quand elle était là.

La maison était tellement douillette,
les lits toujours faits, et le dîner...

C'était pour de faux ! Arrêtez
d'en parler comme si elle était réelle.

Bonjour, mes chéris !

Nous allons passer un moment formidable.

M. Van Zandt du Club Sierra est avec nous

et il va nous présenter
des animaux en voie d'extinction.

- Tu sais ce que ça veut dire, mon chou ?
- Tu as dit "chou" ,

Oh, non ! C'est Kovacs !
Bienvenuec Kovacs !

Salut. Tu as dit "extinction" , ll y a le feu ,

Non, c'est pas ça. Extinction
veut dire qu'un animal disparaît.

- Oh, mon Dieu.
- Et ça te révolte pas ?

- Bien sûr que si !
- Dis-le aux gens.

ça me révolte ! Tu sais pourquoi ,
Car ensuite, c'est le tour des chimpanzés !

ça ne te rend pas fou que les humains
jouent ton rôle au cinéma ?

"planète des singes" : qui a le rôle ?
Roddy McDowall ! Je serais meilleur !

- Je serais mieux que Charlton Heston !
- Et ta perruque est mieux aussi.

Tu pourrais volerjusqu'en perse avec ça.

STUDlOS DE TéLéVlSlON KTVU

- On leur dit où on va demain ?
- Ouais. lls veulent savoir.

Demain, nous allons faire
un merveilleux voyage.

lnutile de faire vos bagages,
c'est un voyage imaginaire.

De l'autre côté de l'Atlantique,
en Angleterre, mon pays.

- Tu viens d'Angleterre ?
- Un pays merveilleux.

- Tu connais l'Angleterre ?
- C'est une île.

C'est une île, très cher. Magnifique.

- Avec une reine et une famille royale.
- Oh ! Comme au poker !

- C'est un full.
- Certaines cartes ont déserté.

Grâce aux téléphones portables.

Tu sais quelle langue
on parle en Angleterre ?

- Le pakistanais ?
- Oui. Dans beaucoup de magasins.

Mais nous en reparlerons demain,
les enfants.

- Un bisou, Kovacs.
- Je vais t'en faire deux.

- Très bien, très cher.
- Un sur la joue.

- Et ça c'est une chatouille !
- Oh, petit polisson !

C'est tout pour aujourd'hui. Au revoir.

Coupez !

C'est génial, les gars ! Merci beaucoup.

On est formidable !
Numéro un dans notre tranche horaire !

Oui ! Des appels de Détroit,
Cleveland, Chicago, Los Angeles...

- Tous nous offrent un contrat.
- Hollywood !

Daniel ?

Oui ?

- Miranda.
- Je peux te parler ?

Oui.

J'arrive. Attends-moi ici.

Bienvenue dans la maison d'lphigénie.

ll y a quelques courants d'air...
mais c'est bien.

Qu'est-ce que je peux faire ?

D'abord, félicitations pour l'émission.

Merci. Tu as vu la répétition en costume.

Nous... Les enfants...

Nous avons regardé tous les jours.

C'est bien de savoir
qu'ils peuvent me voir tous les jours.

écoute, Daniel. Je sais qu'on va mettre
du temps à surmonter les disputes

et toutes les horreurs qu'on s'est dites.

C'est... C'est tellement dur.

Mais je sais qu'on va s'en sortir toi et moi.

Mais les enfants...

Je veux pas blesser nos enfants.

Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

Faire semblant que tout baigne ?
Avoir l'air content ? Sourire ?

Bon sang, Miranda.
Tu m'as privé de mes enfants.

Je les vois que sous surveillance.

Une bonne femme me regarde
comme si j'étais un pervers.

Si je les prends dans mes bras,
elle se demande pourquoi.

Tu as laissé le juge prononcer
cette ignoble sentence.

- J'étais en colère.
- Oh, mon Dieu.

- Tu m'as blessée aussi !
- Tu m'as broyé le coeur !

Tu as menti... Tu sais quoi ?
ça ne doit plus arriver.

On ne peut plus se demander
"qui a fait quoi à qui".

Depuis que c'est arrivé, j'ai essayé
de trouver un sens à tout ça.

Tout ce dont je sois sûre,
c'est que les enfants étaient plus heureux

quand Mme Doubtfire partageait notre vie.

Ah oui ?

Elle... a su révéler
leurs plus belles qualités.

- Et les tiennes.
- Et les tiennes.

Elle leur manque terriblement.

- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Les enfants ont besoin de toi.

J'ai besoin d'eux.

Demain nous recevrons Frankc
qui est maquilleur.

On frappe à la porte.

Qui cela peut-il bien être ,
Reste-t-il assez de temps ?

M. Sprinkles, les enfants !

Bonjour ! Qu'avez-vous pour moi ,

Mme Doubtflierc une lettre de Katie...

C'est la nouvelle baby-sitter.

Allez ! Levez-vous ! Allons-y !

Allez.

ça va aller.

Chris, attends là. Allez tout le monde.

Papa !

Salut.

- Qu'est-ce qui se passe ?
- Je viens vous chercher.

Votre père s'occupera de vous
tous les jours après l'école.

Vraiment ?

Et le tribunal ? Les trucs légaux.

- Demandez à votre mère.
- Je m'en suis occupée.

Plus de visite surveillée.
Plus d'intermédiaire du tribunal.

- Seulement nous ?
- Seulement nous.

Va chercher ton nounours.

- Allez chercher vos affaires.
- D'accord.

- Tu veux entrer ?
- Je vais attendre dehors.

Très bien.

Merci.

Salut.

"Chère Mme Doubtfire. ll y a deux mois,
mes parents se sont séparés."

"lls habitent deux maisons séparées."

"Mon frère Andrew dit qu'on n'est
plus une vraie famille. C'est vrai ,"

"J'ai perdu ma famille ?"

"Je peux faire quelque chose pour
que mes parents se réconcilient ?"

"Amitiés, Katie McCormick."

Oh, ma chère Katie.

Tu sais, certains parents s'entendent
mieux quand ils ne vivent plus ensemble.

lls ne se disputent pas sans arrêt
et deviennent meilleurs.

De meilleurs papas et mamans pour vous.

Et parfois ils recommencent
à vivre ensemble.

parfois ce n'est pas le cas.

Et s'ils ne vivent plus ensemble,

ne te sens pas coupable.

S'ils ne s'aiment plus,
ça ne veut pas dire qu'ils ne t'aiment plus.

ll y a plein de familles différentes, Katie.

Des familles avec une mamanc
des familles avec un papa,

ou deux familles.

Certains vivent avec leurs oncle et tante.

D'autres avec leurs grands-parents,
d'autres avec des parents adoptifs.

Certains vivent
dans des maisons différentesc

dans des régions différentes.

lls peuvent ne pas se voir pendant des
semainesc des moisc même des années.

Mais s'il y a de l'amour, très chère,

les liens restent forts.

Et tu auras une famille
dans le coeur pour toujours.

Toutes mes amitiésc mon chou.

Tout va bien se passer.

Au revoir.

Sous-titres Visiontext : Cécile Renaud